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Figure 1 - Braque de Weimar gris typique (à gauche) et braque bleu (BW à droite), tous deux de variété poil court

Traduction d’une étude sur le braque de Weimar Bleu

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Mon éleveuse a partagé un résumé d’un article scientifique en allemand.. Mais comme j’aime bien avoir la source de ce que j’avance, je l’ai demandée à l’auteur du post original et voici la traduction d’une étude sur le braque de Weimar bleu.

L’article source est disponible ici en pdf. N’hésitez pas à le télécharger pour vérifier ma traduction 🙂

S’il vous plaît lisez bien l’intégralité, ou alors introduction / conclusion et « mon analyse » avant de grogner !.. Je sais que le sujet est sensible et que chacun a sa « vérité ». Mon but ici est uniquement de partager avec vous une « vérité scientifiquement étayée » directement traduite d’un article scientifique indiqué en source (en violet ci-dessus). Cet article fait 8 pages. En voici le plan :.
Partie 1 : (ici) RÉSUMÉ ET INTRODUCTION ,
Partie 2 : LA PARTIE MATÉRIEL ET MÉTHODES,
Partie 3 : RÉSULTATS,
Partie 4 : Discussion,
Partie 5 : mon résumé personnel en termes simplifiés

Journal de l’élevage animal et de la génétique

J. Anim. Breed. Gener. ISSN 0931-2668

Traçage de l’origine du « Braque de Weimar Bleu » par génétique moléculaire


W.M. Gerding, S. Schreiber, G. Dekomien & J.T. Epplen


Génétique humaine, Ruhr Université, Bochum, Allemagne

Résumé

Les braques de Weimar sont définis par une couleur de robe brun léger appelé gris incluant plusieurs nuances allant de l’argent et chevreuil au gris souris.

En revanche, les weimaraners dits bleus (BW) ont une robe noir éclairci ont été proposés pour représenter les révertants spontanés* dans la race Weimaraner.

Dans le but d’investiguer les composants génétiques déterminants de la couleur grise de la robe par rapport à celles du BW, des gènes connus pour leur impact dans les variations de couleur de robe, incluant TYRPI et MLPH ont été analysés chez plusieurs chiens bleus et gris.

Les variations sur le locus B causent la couleur grise dans la robe du Weimar au travers de 2 copies non fonctionnelles TYRPI (bb) incluant les allèles bc, bd et bc

Chez tous les BW, au moins un allèle fonctionnel TYRPI (génotype Bb ou BB) a été identifié.

Les allèles microsatellites définis sur l’intro 4 du TYRPI sont liés à cet allèle fonctionnel B chez le BW.

Ces allèles ont aussi été détectés dans diverses autres races de chien, mais pas chez les braques de Weimar gris.

Cette combinaison d’un trait dominant pour le bleur par rapport au gris, tous deux avec un haplotype** TYRPI spécifique chez le BW suggère que la couleur bleue de la robe n’est pas le résultat d’une mutation spontannée (arrière-) chez le braque de Weimar gris.

Cette inférence est même amplifiée par la présence d’un haplotype unique du chromosome Y chez un mâle descendant d’un ancètre supposé de la population des BW – selon les informations du pedigree – portant une copie du crhomosome Y d’origine.

Ainsi, les analyses de génétique moléculaire des couleurs de pelage combinées avec les haplotypes du chromosome Y permettent de retracer l’origine des chiens atypiques chez les populations de chiens respectives.

* Révertant : Mutant réversé, organisme résultant d’une réversion.
** Haplotype : Une des deux portions du matériel génétique se correspondant sur chacun des deux chromosomes formant une paire.

Introduction

Le braque de Weimar, à l’origine désigné comme Pointer de Weimar, représente une race ancienne de chiens de chasse d’origine d’Allemagne, où le premier stantard de la race a été établi en 1878 (Schmidt 1989). La race allemande comprend deux variétés dans une population (Schrameyer et al., 2005) distinguées par leur type de poil, la plus communne poil court (Short Hair SH) et la variété poil long (Long Hait LH). Outre ces différences de longueur de poils, il y a aussi des variations de couleur dans la race du braque de Weimar incluant des nuances de gris allant de l’argent, chevreuil au gris souris. (Figure 1; cf. FCI standard n° 99/13.02.2002/D) La robe de couleur grise résulte d’une pigmentation brune eumélanine [NDLT : Pigment mélanique des individus bruns] associée à l’éclaircissement de la couleur par le phénotype dilué. Cette couleur caractéristique conduit à désigner « les gris » de manière à dénomer la race entière. De plus, le braque de Weimar traditionnel affiche des yeux ambres, des ongles gris et une truffe grise ou couleur chair. En contraste avec cette couleur standard, un phénotype plus sombre issu d’une pigmentation eumélamine noire combinée avec un phénotype dilué a été désignée comme « braque de Weimar bleu » (Blue Weimaraner – BW).

Des yeux de couleur ambre et une truffe bleue ou charbonnée sont les caractéristiques complémentaires (Voir Figure 1). Chez le BW d’aujourd’hui, de manière similaire aux gris, une échelle nuances de bleu est observée allant du ‘bleu sombre’ avec une faible dillution au ‘bleu argenté’ avec une dilution plus importante.


Les BW sont principalement produits aux Etats Unis et la population américaine des BW peut être retracée jusqu’à unchien unique avec une robe sombre originaire d’Allemagne selon l’analyse des pedigrees. Selon Cet ancêtre de la population des BWa été photo-documenté en 1947 et a produit 195 descendants enregistrés. Jusqu’à aujourd’hui, la dérivation de sa couleur atypique et sa descendance n’ont pas été examinés en utilisant la génétique moléculaire.


Selon l’analyse des pédigrés, la couleur bleur est héritée de manière dominante alors que le gris est récessif. À jour, les BW ont été croisés régulièrement avec leurs homologues gris pour probablement plus de 60 ans selon les archives de la reproduction. Ainsi, le fond génétique du braque de Weimar gris et du BW peuvent être assez similaires.


Les gènes impliqués dans l’expression du phénotype des robes sombres représentent les premiers candidats pour étudier les différences de couelru et l’origine du BW. Ici, nous investiguons quel gène détermine le phénotype bleu de ces chiens. Parce que le phénotype de la robe bleue chez les chiens respectifs a été interprétée comme un noir dilué, les gènes responsable de la couleur noire dans d’autres races sont de forts candidats pour différencier la coloration des gris et des BW. Pour un aperçu des gènes de la couleur chez les chiens, voir Schmutz & Berryere (2007).

Parmi les gènes candidats décisifs pour le gris versus la couleur de robe bleue explorés ici sont la mélanocortine récepteur 1 (MC1R, locus E) et ses ligands codé par ASIP (locus A) et CBD103 (locus K). Ces protéines sont iimpliquées dans un processus appelé permutation de type pigmentaire déterminant les pigmentations phéomelanines jaune/rouge versus une robe eumelanistique noire ou brune (Candille et al. 2007). Déjà, la robe noire chez les chiens peut aussi être causée par la délétion d’un codon dans le gène CBD103, altérant l’affinité de ce ligandpour le récepteur MC1R donnant comme résultat une robe sombre (eumélanistique) héritée de manière dominante (Caldille et al. 2007). D’un autre côté, la robe noire chez le berger allemand est causée par une mutation en ASIP, également encodant un ligand pour le récepteur MC1R. Dans ce cas, le noir est hérité de manière autosomale récessive (Kerns et al. 2004) et donc probablement moins pertinent pour le braque de Weimar gris versus le bleu. Une autre possibilité pour la formation du pigment eumélanine noir ou brun est une voie de signalisation MC1R fonctionnelle couplée à un gène TYRP1, encodant une protéine en relation avec la tyrosinase 1, un gène exprimé dans le melanosome. Dans ce gène, trois variations communes sont fréquemment trouvées dans différences races de chien : la robe marron est héritée de manière récessive à partir du noir si un ou plus des allèles suivants sont présents dans chaque copie du gène TYRP1 : bc, bs, bd. Par contraste, une copie fonctionnelle du TYRP1 (allèle B) sans aucune de ces variations détermine la robe noire (Schmutz et al. 2002)


En complément de ces loci qui définissent la couleur basique de la robe, ‘dilué’ définit comment la couleur originale de la robe est quelque peu allégée c’est-à-dire si le pigment actuel est « dilué » à la surface du corps. Les phénotypes dilués sont associés au gène encodant la melanophiline (MLPH) et sonr hérités de manière autosomale récessive (génotype désigné dd; Welle et al. 2009; Philipp et al. 2005). La mutation vraisemblablement causative dans le MLPH a été récemment identifiée (Drögemüller et al., 2007). En présence de pigmentation de l’eumélanine brune avec la dilution, le chien apparaît gris, tandis que le pigment d’eumélanine noir avec dilution est désigné bleu. Les phénotypes dilués caractérisant le gris et le BW comme exprimés dans des robes brunes ou noires éclaircis, la base génétique moléculaire de ceci restait à établir. Dans cette étude, les variations de la séquence d’ADN ont été étudiées en tenant compte de la différence de couleur de la robe entre les gris traditionnels à pelage brun clair et les BW à robe noire clair, en caractérisant les gènes candidats CBD103, MC1R, MLPH et TYRP1.


Enfin, cette étude devait révéler si la couleur bleue de la robe pouvait être expliquées par une variation génétique connue dans les gènes relaifs à la couleur noire de la robe ou si une seule nouvelle mutation est responsable d’une différence de phénotypes entre le weimaraner gris et le BW. Cette mularion de couleur de pelage pourrait-elle même être tracée jusqu’au premier BW enregistré dans le registre des pedigrees ? Pour clarifier cette question, le haplotype du chromosome Y d’un descendant de ce premier BW a été analysé dans cette étude dans le but de le comparer avec des chromosomes Y connus des gris. Parce que chromosome Y est largement exclus des recombinaisons meiotiques (Raudsepp & Chrowdhary 2008), les marqueurs de l’haplotype Y peuvent être utilisés pour retracer les haplotypes ascendants en combinaison avec les informations d’élevage (pedigree – Parra et al. 2008) Le gène de la couleur de la robe et les variations du chromosome Y peuvent nous révéler les interrelations génétiques des Weimars gris et des bleus.

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